Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 16:55

Cuisine réunionnaise

Cuisine de la Réunion ou cuisine créole, la cuisine réunionnaise est le résultat d'un mélange d'influences de la cuisine malgache, de la cuisine française, de la cuisine indienne, de la cuisine est-africaine et de la cuisine chinoise amenées dans l'île par les immigrants successifs. Elle est donc naturellement épicée et relativement roborative.

Au quotidien

Les apéritifs

La cuisine réunionnaise ménage un rôle important à l'apéritif comme partie intégrante du repas. Il n'est pas seulement l'occasion d'absorber un punch ou un rhum arrangé. Il permet aussi d'ouvrir l'appétit en permettant de goûter plusieurs amuse-gueule dont les plus traditionnels sont les samoussas ou les bonbons piment ou encore les badians sans  oublier les nems, bouchons et piments farcis.

Ainsi, le mode de cuisson privilégié des plats présentés à l'apéritif est la friture, mais on pourra aussi déguster des bouchons, cuits à la vapeur et baignant dans du *siave, sans oublier les bonbons piment, piments farcis ( à la viande de porc ) ou croquettes poulet. On trouve souvent en accompagnement quelques pistaches.

le plat principal

Toujours accompagné de riz, le plat principal est le carri, différent du curry indien. On ajoute très souvent sur le tout des grains, des lentilles de Cilaos par exemple. On peut aussi les accompagner d'achards ou de brèdes, par exemple de brèdes mafane. Dans un coin, un rougail de tomates ou de bringelles fortement pimenté et éventuellement parfumé avec du gingembre et le zeste d'un combava est généralement très apprécié.

Pour varier, on pourra préparer un rougail saucisses, à base de saucisses et de tomates allongés avec des épices créoles et autres condiments ainsi que des morceaux de poivrons vert. Il sera de préférence accompagné d'un zembrocal, soit du riz cuit à la vapeur avec du safran et dans lequel auront été incorporés de de haricots rouges ou du grain ( pois du cap]. On peut aussi opter pour un massalé, par exemple avec de la viande de cabri ou du poulet.

D'une façon générale, les plats sans viande ou poisson sont rares et il n'existe donc que peu de solutions végétariennes. L'une d'entre elles est le gratin, que l'on prépare notamment à partir de chouchous. Pour le reste, ce sont surtout des volailles qui sont consommées

La cuisson est poussée et la crudité perçue comme un apport contestable des Zoreilles. Le mode traditionnel de cuisson de la viande est le boucanage, mais le recours aux marmites en fonte est aujourd'hui amplemement plus commun. Traditionnellement, le plat principal était d'ailleurs préparé dans la cour ou dans une petite dépendance conçue pour être enfumée. Il était ensuite consommé dans une feuille de bananier et mangé avec la main.


 la boisson

Le midi, on accompagne le repas de punch aux letchis, mangue, ou d'ananas.

Une autre boisson typique est le sirop préparé à partir du tamarin. Autrefois très appréciés, les sodas au goût d'ananas, de letchi ou de citron produits dans l'île sont aujourd'hui remplacés par des boissons banales de supermarché.

Une filière de jus de canne se développe peu à peu. Il en va de même de la production de vin de Cilaos, mais elle demeure pour l'heure trop peu importante pour qu'il puisse être consommé par tous.

le dessert


Il s'agit généralement de fruits de saison, mangues (5 qualités mais toutes aussi succulentes) ananas victoria (naturellement doux et sucré même au cœur de l'ananas), letchis et longanis en été, goyaviers en hiver (saison fraiche entre mai et septembre).

Pour le reste, les friandises que l'on mange à tout heure en petites quantités comprennent le bonbon la rouroute, le bonbon cravate ou le bonbon miel, ces deux derniers étant des fritures.

Grandes occasions

Pour le Nouvel An, on mange du paté créole, dont la farce est confectionnée à partir de carri et la pâte qui l'entoure issue du mélange de la sauce de carry avec la farine accompagnée d'un peu de liqueur d'Anisette.

(source wikipédia)

*siave : sauce de soja

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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 16:40

La cuisine réunionnaise, un savoureux métissage

 

La cuisine réunionnaise est aussi métissée que la population. Aucun plat n'en est resté à sa saveur d'origine, tous ont été enrichis et agrémentés par la généreuse inspiration des cuisinières bourbonnaises et des influences venues d’ailleurs, françaises, indiennes, chinoises… Des plats de chacun de ces pays se côtoient parfois lors d’un même repas.
La grande spécialité locale est le cari, un ragoût parfumé de viande, de poisson ou de crustacés, mijoté avec de l’ail, des oignons, du gingembre, du girofle, du curcuma et d’autres épices locales. Les caris sont servis avec du riz blanc ; des « grains », haricots, fèves ou lentilles ; et avec un condiment épicé élaboré à partir de tomate, de citron et de pistache : le rougail.
Le rougail saucisse est quant à lui un cari de saucisses fumées : rien à voir donc avec le condiment. Il en va de même pour le rougail boucané, qui est en fait un cari de viande de porc fumée.
Le cabri massalé, un plat d’origine indienne, est lui aussi à goûter absolument. La cuisine indienne traditionnelle est originale et savoureuse : les massalés servis dans de nombreux établissements sont particulièrement parfumés. Le vrai cari indien se mange dans des feuilles de bananiers en guise d'assiettes : dépaysement garanti !
Bien que très différente, la cuisine indo-musulmane offre une palette de parfums tout aussi exotique, à base de cannelle, de girofle et de muscade. Arrivés dans l'île vers la fin du XIXe siècle, les chinois apportèrent leur savoir-faire culinaire. La plupart sont de plus originaires de Canton, l’une des régions les plus gourmande de Chine.
Bien sûr, on peut aussi manger un peu partout une entrecôte-frites ou un poisson à la Provençale. Mais c'est tellement moins excitant !
Les « rhum arrangés », très appréciés, sont considérés comme une spécialité locale. Des épices, des aromates ou des fruits sont mis à macérer dans du rhum blanc, afin d’obtenir un rhum parfumé… Les recettes sont innombrables !

  La gastronomie, un art de vivre créole

 Dans la culture créole, il est très important de bien manger.
La cuisine reste donc tout un art rempli de secrets que chaque mère, depuis des générations, transmet à sa fille.
Dans le « temps lontan », le riz constituait le plat de résistance ; l’accompagnement, aussi complet qu’il pouvait être, n’était qu’accessoire. Si le riz reste aujourd’hui un élément indispensable dans la cuisine traditionnelle locale, c’est son accompagnement qui est valorisé.
L’utilisation des épices « pays » comme le clou de girofle, le "quatre-épices" (feuille d’un arbre qui additionne plusieurs goûts comme le laurier, le poivre, la cannelle et le giroflier), le curcuma, ou safran pays, issu du broyage de la racine de cette plante, et bien entendu le gingembre et le piment (gros ou petit), pilier de la cuisine créole, sont savamment dosés, mélangés, utilisés, détournés pour obtenir des saveurs nouvelles.
Les Brèdes ne sont plus l’accompagnement du pauvre ; les meilleures tables de l’Île n’hésitent pas à composer les plats à l’aide des jeunes feuilles du chouchou (ou Cristophine en France), à partir de la pariétaire, du choux de chine (Chouchine) ou Petsaï, du cresson ou encore de la Brède Mafane (qui anesthésie la bouche) et qui est utilisée dans le Roumazaf, le pot au feu malgache.
Depuis quelques années, des cuisiniers créoles passionnés de leur art culinaire ont remis au goût du jour des racines autrefois largement consommées : La racine du Songe bouillie, ou cuite en confiture, fait encore le délice des enfants et rappelle des souvenirs aux parents.
Le Cambarre sert de nouveau de pâte à gâteau ; sa couleur violette est surprenante, mais n’a rien de chimique.
Le fruit à pain se mange en confiture, bouilli, en frites…
Les gâteaux anciens, nourrissants, sont revenus sur les tables :
Le gâteau patate à base de patates douces, le « gâteau maïs » ou gâteau sosso, le gâteau manioc font désormais partie des meilleurs menus ; cuits sous la braise entre deux feuilles de tôle, à l’ancienne, ces gâteaux deviennent de véritables délices pour le palais.
Avec l’augmentation du nombre de touristes qui choisissent la Réunion comme destination, les « bonnes tables » se sont multipliées pour satisfaire ces visiteurs venus de loin, et également pour le plus grand plaisir des habitants de l’île qui ont pris l’habitude mensuelle voire hebdomadaire de « Se faire un bon restau ou une bonne table ».
Dans le domaine de la gastronomie, La Réunion jouit d’un statut exceptionnel. la multi-ethnicité de la population apporte à la cuisine des touches de toutes saveurs :
françaises, mais aussi indiennes, arabes, asiatiques ou africaines…
En fonction de ses origines, chaque cuisinier(e) saura adapter, grâce à une touche personnelle, tel ou tel plat ; métissée et relevée, la marmite n’en devient que plus savoureuse.
Cette créativité se retrouve désormais dans les restaurants gastronomiques de l’île ; sur leur piano, les chefs n’hésitent pas ou plus, à transgresser un peu la tradition, apportant une touche réunionnaise au plus banal plat métropolitain ; et, de plus en plus de jeunes réunionnais formés aux « métiers de bouche », quittent leur île natale pour parcourir le monde et revenir forts d’une solide expérience qu’ils pourront partager avec leurs convives.
Il existe actuellement un véritable engouement pour une cuisine nouvelle tout en conservant une solide base traditionnelle.
Tout au long de l’année, les tables d’hôtes offrent également d’excellentes surprises grâce à une cuisine familiale unique dont les ingrédients sont issus du jardin et de la basse-cour.
Au moins un salon ou week-end de la gastronomie est organisée par les professionnels.
Un grand moment pour la Réunion car les chefs se mettent en quatre pour satisfaire une clientèle avide de nouvelles sensations.
Comment faire son choix parmi toutes ces tables ?
Le « bouche à oreille » fonctionne souvent bien mieux que le meilleur des guides gastronomiques occidentaux…

  ( source 360° de plénitude)

 

 
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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 15:48

 Haricots blancs, rouges, ou noirs


Preparation

Triez les grains en les lavant, mettez les à cuire dans de l'eau (2 fois leur volume) pendant environ 1 heure à la cocotte minute.
Hachez l'oignon, pilez l'ail, le gros sel, les grains de poivre ensemble.
Chauffez de l'huile dans votre marmite, faites dorer l'oignon haché, en y ajoutant les épices pilées et le thym.
Tourner.
Incorporer les pois, et continuez à mélanger le tout.
Couvrez votre marmite et laissez mijoter 10 à 15 minutes minutes.
L'eau s'est évaporée, et vos pois trempent dans une sauce épaisse.

 Ingrédients

300g de Haricots rouges (ou blanc ou noirs )
10 grains de poivre
gros sel
3 gousses d'ail
thym
1 cuillère à café de 4 épices
1 gros oignon
1/2 cuillère à café de curcuma

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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 15:30
Pois du Cap

 
 











temps de préparation :

15 minutes

temps de cuisson :
15 minutes

Ingrédients :


250g de gros pois ou pois du cap - 1 gros oignon - 4 gousses d'ail - 1 /4 cuillère à café de curcuma - 1 branche de thym - sel, huile

Recette
:
Faites cuire les pois dans une cocotte pendant 40mn. Faites revenir les oignons émincés dans 3 cuillère à soupe d'huile puis ajoutez votre mélange pilé (ail, sel) ainsi que le curcuma. Laissez cuire (ail roussi) puis mettez les pois et ajoutez 1 verre d'eau. Faites cuire 20 mn environ, il faut que la sauce soit onctueuse. Surtout ne laissez jamais sécher, rajoutez de l'eau au besoin. Vous pouvez cuire toute sorte de grains de la même façon que les gros pois.


Le conseil Runweb :

Pour donner un peu plus de goût ajouter un peu de sauce du cari qui accompagne...

(source runweb.com)
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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 15:25

LES GRAINS

Les échanges commerciaux entre l’île et Madagascar d’une part, et l’Inde d’autre part, ont emmené à la Réunion toute une série de légumineuses, appelées “grains”. Ils sont de différentes variétés et sont consommées frais ou secs.

Ils ont pour nom pois du Cap, pois rond, pois de Saint Paul, ambrevattes, fèves, lentilles, dont uen région de l’île s’est faite une spécialité, les lentilles de Cilaos.


Préparation



 pois du cap













Grains secs (écossés)

Ces grains sont mis en cuisson la plupart du temps sans trempage préalable. L'action de faire tremper ou non dépend essentiellement du temps dont on dispose pour les cuire. Un trempage préalable permet de diminuer le temps de cuisson. Ils sont cuits à l’eau, puis mélangés à une garniture aromatique composée d’oignons, d’ail, de thym, de sel et de poivre et de curcuma, qui a été roussie dans la matière grasse. Dans certains familles, on y ajoute une feuille de quatre-épices. Ils sont écrasés en partie, pour obtenir une consistance crémeuse.



 lentlles de cilaos ( photo runweb.com)








Grains frais (à écosser et sont appelés
oration.
Contrairement aux grains secs, ils sont consommés rarement écrasés.
Souvent les légumineuses sont accompagnées d’autres légumes tels qu aubergines, citrouille, chouchou, “lastron”, calebasse, pipangaille ou patolle. Cette formule est très utilisée chez les familles d’origine indienne et, les plus connus sont les “lentilles bringelles” et le “pois massalé citrouille”, plat servi lors des fêtes tamouls, accompagnant le cabri au massalé et le bouillon larson.
Pendant les moments difficiles, les grains ont constitué avec le riz, les brèdes et le piment, les aliments de base.

(source goutanou)

 

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Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /Mai /2008 18:57
 Les épices de la Réunion

Avec son climat tropical et sa grande culture culinaire, La Réunion est un endroit propice pour qui aime savourer une cuisine aux milles parfums du monde. C'est au XVIIIème siècle que la plupart des épices présents à La Réunion furent introduit sous l'impulsion du Gouverneur Pierre Poivre, mais surtout par le botaniste de génie Joseph Hubert.


Le cumin





Le cumin est cultivé partout, sauf dans les régions trop froides. De même, énormément de cultures l’ont adopté pour leur cuisine, mais il se retrouve le plus dans les pays chauds. A La Réunion, il est courant de pouvoir se délecter de plats à base de cumin, comme par exemple l’excellent poulet au cumin. Le cumin possède des vertus digestives.


Le girofle





Les principaux producteurs du girofle à l’heure d’aujourd’hui sont Madagascar, Zanzibar et les Comores. De ce fait, il est évident que le girofle trouve sa place dans la cuisine réunionnaise. Le girofle entre dans beaucoup de préparation culinaire créole.

La cardamome




On rapporte l’existence de la cardamome dans des texte de médecin datant de 1 000 avant Jésus-Christ ! Elle est essentiellement produite autour de l’océan indien (Inde du sud, Afrique de l’est) mais également en Amérique centrale. A La Réunion, elle est utilisée dans les préparations culinaires sucrées, notamment dans de nombreuses infusions.


La noix de muscade






Elle est employée à La Réunion dans de nombreux gratins et soufflés. Cependant gare à ne pas trop l’employé en de trop grande quantité, car elle peut facilement gâcher un plat.


Quatre-épices







Attention, le quatre-épices réunionnais est très différent de celui que l’on peut trouver en métropole ou ailleurs dans le monde. Ici, il s’agit d’une plante de 4 à 6 mètres de haut originaire d’Inde. Le quatre-épices est très utilisé dans les préparations civet ainsi que dans le massalé indien.


Le Laurier




Sous les tropiques, l’arbre de laurier peut atteindre jusqu’à 15 mètre de hauteur. A La Réunion le laurier entre beaucoup dans la macération des plats, comme les civets.


Le fenugrec




La production de fenugrec est importante dans le monde, et se retrouve donc tout naturellement à La Réunion. Les petites graines de fenugrec entre dans la composition du Massalé ou du Curry.

Le cotomili (ou coriandre)





Cette plante ressemble à s’y méprendre à du persil. On l’appel même également persil chinois ici à La Réunion. Sa saveur est spéciale, et beaucoup n’apprécie pas. Le cotomili est utilisé notamment dans la préparation du Massalé.


Le curcuma



L’incontournable de la cuisine réunionnaise ! Le curcuma réunionnais est cultivé sur l’île, et selon les connaisseurs cette variété possède des saveurs exceptionnelles. Il a longtemps remplacé le safran de part le rapprochement de leur goût, et surtout le fait que le curcuma est bien moins cher que ce dernier. Mais aujourd’hui aucun carry ne sera fait à base de safran. Non, l’on préfère une bonne fois pour toute le curcuma.


La cannelle



La cannelle, épice des plus réputé, et très utilisé ici à La Réunion, et rentre dans bon nombres de plats sucrés ou salés.


Le kaloupilé



Importé sur l’île après l’abolition de l’esclavage par les travailleurs immigrés indiens en 1848, on trouve l’arbuste kaloupilé en de très nombreux endroits de l’île. C’est un élément essentiel de la cuisine indienne, et notamment de la préparation du massalé.


Le gingembre



Epice typiquement tropical, il est très utilisé à La Réunion dans la cuisine. Enormément de plat sont à base de gingembre, plats sucrés comme salés.


La citronnelle




Plante exclusive des régions tropicale, on la trouve à La Réunion dans les jardins, afin, entre autre, de repousser les moustiques. La cuisine réunionnaise se passe de la citronnelle. En revanche, elle est utilisée pour des tisanes, car la citronnelle possède de nombreuses vertus médicinales.


Le piment



L’autre élément (après le curcuma) essentiel de la cuisine créole réunionnaise. Souvent, les touristes trouvent les plats (carry, civet, rougail, …) trop épicés, et ne comprennent pas non plus comment le réunionnais fait pour les accompagner en plus de « rougail tomate » fait à base de piment. Tout simplement, le palais s’habitue, et le piment possède réellement une saveur indéfinissable qui donne aux mets une toute autre envergure.

L’ail



L’ail est très utilisé dans la cuisine créole, notamment dans la préparation des carrys. A noter que la saveur de l’ail tropicale est plus prononcée.


Le thym



Le thym réunionnais est plus petit, mais plus parfumé. Il rentre dans la préparation des carrys, rougail, et massalé.


L’oignon vert



Frai et finement haché, il vient agrémenter un plat en sauce de type carry une fois celui-ci prêt à être servit. On le retrouve utilisé de la même manière avec les viandes ou les poissons.


Le combava




Petit citron à la peu fripée, il est très peu répandu dans le monde. Son goût citronné si spécial en fait l’un des fleurons de la cuisine réunionnaise.
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Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /Mai /2008 18:11

Carry






               
















Le carry ou cari est une dénomination générale pour une partie des plats de consistance dans la
cuisine réunionnaise. Ce nom dérive vraisemblablement du plat ou de l'épice curry, qui se prononce kari en Tamoul, une des composantes ethniques de la Réunion. Il faut noter que le carry/cari réunionnais ne contient absolument pas de poudre de curry. Le massalé de cabri, de poulet ou encore de légumes sont les seuls plats Réunionnais qui contiennent la feuille de curry, nommée caloupilé. Le massalé, mélange d'épices, est le curry local. La seule poudre utilisée, dans le carry/cari, est celle de la racine du curcuma (elle est alors nommée "safran pays"), cultivée, localement, sur les hauteurs de la ville de Saint-Joseph, qui est la plus réputée, on trouve aussi du curcuma d'importation dans les commerces.

Le carry/cari se prépare en faisant dorer viande, poisson, légumes auxquels on rajoute ensuite les condiments et aromates. Tous les carry/caris ne se préparent pas de la même façon, on ne peut donc pas en faire une généralité.


















Composition

Les ingrédients suivants entrent dans la préparation d'un carry/cari :

  • des oignons et de l'ail (on utilise les produits locaux, les produits importés étant trop chers) ;
  • du curcuma en poudre (appelé safran à La Réunion) ;
  • du thym : le thym réunionnais est réputé beaucoup plus parfumé, il est plus petit ;
  • du sel, du poivre du moulin, du gingembre ;
  • de tomates pour certains caris, hormis les carry/caris à base de viande. Contrairement à tout ce qu'on peut lire sur le web, on ne met pas de tomates dans un cari de poulet péï traditionnel, certains Réunionnais ont commencé à en mettre, quand les poulets surgelés, élevés en batterie, ont débarqués dans les supermarchés (dans les années 60/70). Moins coûteux que les poulets pays/péï, élevés au maïs à La Réunion, ils n'avaient ni goût, ni couleur ; alors pour lui donner un plus joli aspect et même du goût, certains ont commencé à mettre des tomates, mais pour retrouver la saveur d'un cari de poulet péï, on prendra soin de ne pas en mettre, mais de bien faire dorer la viande.

Pour le cari de poulet, par exemple, la tradition veut qu'on utilise une marmite (une sorte de cocotte en fonte d'aluminium) dans laquelle on commence par faire dorer la viande (découpée en morceaux au préalable) dans de l'huile neutre de type tournesol. Une fois la viande bien colorée, on ajoute les oignons émincés finement, que l'on fait roussir avec la viande. Ensuite ajouter une gousse d'ail écrasée, ainsi qu'un morceau de gingembre écrasé (environ 20g), faire revenir le tout ; puis ajouter un peu d'eau, à mi-hauteur si le poulet a une chair plutôt dure, un peu moins s'il s'agit d'un poulet plus jeune. Viennent ensuite le curcuma, environ 1 cuillère à café rase, le sel, le poivre écrasés dans un mortier, en pierre de lave non poreuse, et le thym. Porter le tout à ébullition, puis baisser le feu et laisser cuire 15 minutes environ, parfois un peu plus ; il faudra faire attention à ce que la viande ne décharne pas.

L'inclusion de la viande au reste de la préparation se fait de manière différente suivant les familles. Pour un cari de poulet, il faut d'abord faire revenir les morceaux de poulet dans l'huile pour qu'ils soient bien dorés, et ensuite il y a deux écoles : ceux qui préparent progressivement la sauce en laissant les morceaux de poulet dans la marmite, et ceux qui les enlèvent, préparent la sauce et les remettent ensuite. Il n'est pas recommandé de dire qu'une méthode est meilleure que l'autre.

Pour un cari de poisson, le procédé est différent : après avoir écaillé et découpé le poisson en darnes, en gardant la tête et la queue, on doit d'abord faire frire les morceaux de poisson dans un peu d'huile et les réserver. Dans une marmite, roussir l'oignon, ensuite l'ail et le gingembre et ajouter la ou les tomates. Faire fondre le tout, ajouter le curcuma, le sel, le poivre et le thym, voire même du combava. Verser un verre d'eau au mélange et porter à ébullition. Rajouter le poisson à la sauce, faire mijoter environ 5 minutes, pas plus (le poisson s'abîmerait).

On doit distinguer les caris, des sauces (sauce de thon), ou encore des rougails, le mode préparation n'étant pas du tout le même!

Service et mode de dégustation

Sauf lors de repas de fête et hors présence d'invités, le cari se sert à table dans la marmite ayant servie à la cuire. Il s'accompagne de riz blanc non collant cuit par la technique d'évaporation, généralement dans un autocuiseur de type chinois, sans sel et sans matière grasse. Les Réunionnais disent qu'il faut que le riz soit "bien en grain", il ne faut pas qu'il "fasse de la colle". Le riz est accompagné par des Grains, c'est-à-dire des haricots rouges, coco roses, coco blancs, pois du Cap, lentilles ou autres légumineuses semblables préparées en cocotte minute avec de l'eau et quelques épices (oignons, ail, thym, curcuma). Un rougail piment (au sens de petite préparation assaisonnée très pimentée à base au choix : de tomate, de tomate-arbuste c'est-à-dire le tomarillo local, de mangue verte, d'oignons, de pâte d'arachide à la tomate (rougail Dakatine), etc.) ou des achards servant de condiments.

Pour la plupart des Réunionnais, il ne faut surtout pas tout mélanger (riz, grains et cari) dès le départ dans son assiette, mais le faire progressivement pour chaque bouchée (sauf bien sûr pour les dissidents qui disent que c'est bien meilleur quand on mélange tout).

Les Réunionnais mangent sans pain, sauf dans le cas particulier d'un sandwich (sachant que les sandwich Réunionnais n'ont pas le même contenu qu'en métropole, bouchons, frites, achards). D'une manière générale, les Réunionnais mangent toujours du riz, de type thaï, à chaque repas en lieu et place du pain et des pommes de terre, y compris, anciennement, au petit déjeuné (riz chauffé). Le Riz chauffé doit son nom au surplus de riz de la veille réchauffé dans de l'oignon roussi avec de la tomate, ainsi que du piment frais écrasé. Mais cette habitude est quasiment perdue, c'était surtout les anciens qui le faisaient, à l'époque, il n'y avait pas comme aujourd'hui profusion de produits (corn flakes, viennoiseries,...) ou encore parce que les gens n'avaient pas les moyens d'acheter ces produits d'importation. Il s'agissait, principalement, des travailleurs qui se levaient à l'aube, pour aller travailler et faisaient une pause casse-croûte vers 8h, et sortait la gamelle préparée par leur femme qui contenait le fameux riz chauffé pour les sustenter. Il faut savoir qu'en été il fait très chaud à La Réunion, du coup, on commençait à travailler très tôt le matin car les températures étaient plus supportables.

Quand il arrive de faire des plats métropolitains (saucisses aux lentilles, cassoulet, ratatouille), ils sont souvent consommés avec du riz.

Cette omniprésence du riz est également vraie (et très surprenante pour les non initiés) lors d'un pique-nique, où la famille arrivent sur le lieu choisi avec couverts, verres, et marmites de cari, de riz, de grains, le tout soit déjà cuit, soit à préparer directement sur place si le lieu permet de faire un feu. Cette habitude a nécessité l'aménagement de nombreuses niches protégées pour le feu par l'ONF, comparativement à la métropole. Néanmoins, il est de notoriété publique pour les Réunionnais qu'il n'y en a pas encore suffisamment.

Marmite en fonte

Une marmite de la Réunion
Une marmite de la Réunion

À La Réunion, la marmite est l'indispensable cocotte en fonte d'aluminium, à deux anses en oreilles à section quasi-rectangulaire, avec un couvercle légèrement bombé décoré de cercles concentriques en relief et surmonté d'une anse à section ronde. Elle est utilisée intensivement en cuisine, notamment pour faire cuire le carry. Il existe des marmites de toutes tailles, de celles qui tiennent dans la main et qui sont vendues comme objet de décoration, aux tailles gigantesques pour la cuisine de fête.

Les cocottes avec un revêtement anti-adhésif ont tendance à concurrencer les marmites traditionnelles, cependant comme il existe d'une part un lien affectif fort avec cet ustensile à la Réunion, et d'autre part du fait de la robustesse nécessaire pour la cuisson au feu de bois, la marmite traditionnelle continue à être très répandue

(source wikipédia)

( source photo goutanou) 

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