Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 23:28

Le drame des "enfants réunionnais de la Creuse" face au mur de la justice

PARIS (AFP) — Le drame de quelque 1.600 enfants réunionnais, arrachés à leur île dans les années 60/70 pour être placés dans des familles rurales de la métropole, pourrait bientôt connaître son épilogue judiciaire, leurs demandes d'indemnité restant sans réponse pour des questions de droit.

Abandonnés, confiés aux services de l'aide sociale à l'enfance, pupilles de l'Etat ou encore délinquants : au total, "de 1963 à 1982, un peu plus de 1.600 enfants réunionnais ont été placés dans des département ruraux, principalement la Creuse", a rappelé, vendredi au Conseil d'Etat, la commissaire du gouvernement Anne Courrèges.

Dix d'entre eux, aujourd'hui repartis dans leur île natale, mènent depuis des années un combat judiciaire pour que la responsabilité de l'Etat soit reconnue, lui réclamant chacun 15 millions d'euros d'indemnisation.

Mais leur demande achoppe depuis le début sur des points de droit et la plus haute juridiction administrative, appelée à statuer en cassation, risque de tirer un trait définitif sur leurs espoirs.

Sans se prononcer sur le fond, la commissaire Anne Courrèges, chargée de dire le droit, a estimé que la cour administrative d'appel de Bordeaux avait eu raison le 27 mars 2007 de rejeter leur requête.

Cette cour, ressort d'appel de l'île de la Réunion, avait estimé que leur action ne pouvait aboutir en raison de la prescription quadriennale qui couvre les actions intentées contre la plupart des représentants de la puissance publique.

Le débat, très technique, porte sur la date à partir de laquelle cette prescription quadriennale devrait courir. La cour de Bordeaux avait estimé qu'elle partait de la majorité de chacun des enfants réunionnais, tandis que que les requérants voulaient qu'elle débute seulement en 2002, date de la publication d'un rapport sur ce sujet de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas).

En première instance, le 22 juillet 2005, le tribunal administratif de Saint-Denis de la Réunion avait rejeté leur demande pour une toute autre raison, estimant que le préfet de l'île agissait pour le compte non de l'Etat, visé par leur action, mais du département.

Le dossier a été mis en lumière dans les années 90 sous le nom de "l'affaire des enfants réunionnais de la Creuse", parce qu'une grande partie de ces enfants avaient été placés dans ce département du centre de la France métropolitaine, touché par l'exode rural.

Tout en demandant le rejet de leur requête, la commissaire a souligné leur "enfance douloureuse faite de déracinement et de mauvais traitements" tout en estimant que "l'émotion ne peut prévaloir".

Le Conseil d'Etat a quelques semaines pour délibérer mais, au cas où il voudrait ne pas suivre son avis, Mme Courrèges a mis en garde contre la tentation de donner raison aux requérants et d'ouvrir ainsi le débat sur le fond.

Elle a certes jugé indéniables "le rôle moteur de l'Etat" dans ce drame, tout comme "la forte implication personnelle de Michel Debré", gaulliste de la première heure alors député réunionnais.

"Mais la remontée dans le temps est très périlleuse" et "le contexte juridique et social était très différent" il y a quarante ans : "cela peut paraître choquant, mais les éloignements des familles étaient assez courants à l'époque", a-t-elle fait valoir.

"Avec le recul, on peut se dire que les bons sentiments ne suffisent pas", a-t-elle reconnu, mais au vu du dossier, il s'agissait d'abord "de donner une meilleure chance aux enfants réunionnais" plutôt que "de repeupler la Creuse".

(source afp
)

Par katy31 - Publié dans : culture - Communauté : société
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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 23:20

Le journal de la Réunion, homophobe ?

« Oui » selon l’association française Tjembé Rèd, qui s’occupe des droits des homosexuels expatriés dans les Dom-Tom et en Afrique. Affirmation reprise aussi par le magazine Têtu. En fait, c’est surtout le titre d’un article paru à la suite des déclarations radiophoniques du maire qui fait réagir, « sous les dépravés, la plage ». Pour L’asso, « le journal assimile les homosexuels à des dépravés ». À coups de communiqués, Tjembé Rèd rentre en campagne et fait feu de tout bois. Finalement, l’article réunionnais est en lui-même assez pondéré et met en cause, il est vrai prudemment, les propos du maire. De fait, le titre n’a pas été choisi par son auteur. Et si l’on assure que c’est juste un mauvais jeu de mots, le terme « dépravé » est repris dans une tribune de Christophe Tézier, directeur de la rédaction, le 12 juin dernier. Direct, le bonhomme lâche les lions, « Faut-il “assainir” la Souris-Chaude une bonne fois pour toutes comme le réclame le nouveau maire de Trois-Bassins ? Ou au contraire laisser les dépravés en devenir propriétaires ? » Les gays sont aussi des débauchés, heureusement il y a Ramakistin : « Reste l’option défendue par le maire : urbaniser le site, dans le prolongement de la Saline. Succès garanti : la faune déguerpira d’un site kärchérisé au béton. Mais que de dégâts alors sur une côte déjà bien abîmée par l’urbanisation pour une poignée de débauchés. Sans vouloir la tenir, le jeu en vaut-il la chandelle ? ».

(source bakchichcinfo)

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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 23:01

Ile de la Réunion : il faut chasser les homosexuels  

 La différence entre pédophile et homosexuel n’est pas bien assimilée par le nouveau maire de Trois-Bassins, Roland Ramakistin. En cause, les « activités » de la Souris Chaude (située à quelques encablures), haut lieu de l’homosexualité et de l’échangisme.

Le 11 juin dernier, sur les ondes de Radio Réunion, un maire réunionnais promettait de « nettoyer », « avec les forces de l’ordre et les gaz lacrymogènes, s’il le faut », la Souris Chaude, haut lieu de rencontres homosexuelles. La théorie du kärcher débarque sur l’île et les amalgames fusent. Roland Ramakistin, 57 ans, fraîchement élu maire des Trois Bassins et du canton du même nom, s’appuie sur des « rumeurs persistantes », qui lui sont « régulièrement remontées ». En effet « drogues dures et pédophilie » font de la Souris chaude « la risée du département ». Ancien mauvais chanteur de « Bon Dieu, l’amour y fé mal », Ramakistin a changé de répertoire. Il semble bien avoir été gagné par cette tradition religieuse de défiance envers les homosexuels. Mais rassurons-nous, il garde tout son amour pour les jeunes filles.

Si des seringues ont bien été repérées l’an dernier par des journalistes du Journal de l’île de la Réunion, les interventions policières sont quasi-inexistantes. Quant aux affaires de pédophilie, aucune enquête n’a été ouverte. Les seuls à se plaindre sont les naturistes qui fréquentent la plage et qui subissent régulièrement des contrôles d’identité par les gendarmes. D’un côté, c’est difficile d’avoir ses papiers sur soi quand on est nu. Mais d’un autre, les contrôles sont plus agréables dans cette zone pour les gendarmes. Cqfd.

Suite de l’affaire le lundi 16 juin. Ramakistin essaie calmer le jeu mais s’enfonce. « Ce que j’ai dit à la radio, je l’ai fait sous forme de boutade. Mais à aucun moment je n’ai parlé de gazer les naturistes. Les pratiques indignes de la nature humaine, je ne les accepterai jamais sur mon territoire ». Bonne blague, d’où un applaudissement général de l’assemblée. Guerre ouverte avec les gays ? Qui sait… Selon une source locale contactée par Bakchich, « il faut aussi savoir que la population de Trois-Bassins est très croyante et très pratiquante, il a peut être donc cédé à des pressions de ses administrés. » À moins que sa propre dévotion ne soit supérieure ?

L’irrésistible appel du béton

On aurait tort de cantonner l’affaire à la seule religion. C’est ce que suggère en tout cas l’élu vert Christophe Pomez. [1], membre du groupe des élus Verts au conseil intercommunal du TCO (Territoire de la Côte Ouest). Lors de cette même assemblée, il attaque frontalement Monsieur Ramakistin en l’appelant « à ne pas confondre » pédophilie et homosexualité et en craignant qu’il « agite des peurs pour faire passer d’autres projets inavoués »Il est vrai que des aménagements sont déjà en cours au nord de la zone : Éclairages, points d’eau, bancs, etc… mais pas encore de constructions ni de commerces.

Point d’inquiétude, d’autres projets vont bon train : Prospection sur des terrains proches de la montagne, aménagement de routes nationales et revendication d’une connexion avec la future route des Tamarins (véritable artère de l’île). Le mois dernier, Ramakistin précisait qu’« aujourd’hui, il nous semble intéressant de développer un projet, éventuellement hôtelier, mais différent de ce qui se fait de part et d’autre » Faire place aux touristes et pourquoi pas à la Souris Chaude. « Des discussions sont en cours » selon le maire mais la procédure n’est pas simple puisque le terrain appartient au Conservatoire du littoral [2] Difficile perspective de compromission. La Souris chaude n’est pas près de se refroidir.

Mais les habitants des Trois-Bassins peuvent se rassurer, le maire tient à préserver « la beauté des lieux ». Justement, de plus en plus de Réunionnais en doutent. L’île, très touchée par un développement sans précédent depuis une dizaine d’années, accumule des projets aux conséquences tragiques pour l’harmonie des paysages. Les montages financiers prennent souvent la forme de SEM (Société d’Economie Mixte). Signe d’abus, des édiles trop gourmands se font pincer. Rien d’autre que les joies du développement finalement. Déviance bien connue en métropole. Aux Trois Bassins, un projet de SEM est justement à l’étude pour « combler la rupture entre La Saline les bains et Saint-Leu », 10 km de distance. 10 km à faire fructifier. La Souris Chaude pourrait faire partie de ce projet. Option affichée par le maire, selon le journaliste Christophe Tézier, un autre guide moral des Trois-bassins. « Plus proche de Crapouillot [3] selon un journaliste du cru que de Mère Théréza ».

[1] Christophe Pomez rappelé à l’ordre par sa direction qui lui a reproché d’avoir pris la parole sans concertation.

[2] une entité en charge de protéger des espaces naturels en métropole et en Outre-mer. Le Conseil général est gestionnaire du lieu mais demeure sous la coupe de l’UMP.

[3] journal satirique qui à partir de 1967 déverse dans le Tout-pourris, s’en prenant notamment aux homosexuels.
(source bakchichinfo)

 

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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 22:43

Bosch Vénissieux condamné pour discrimination raciale (20/06/2008 )

 

Dans son jugement du 20 juin, le conseil de prud'hommes de Lyon a jugé que six ouvriers de l'usine Bosch Vénissieux avaient “subi une discrimination ethnique” de la part de son employeur. Et une femme s'est vu reconnaître une discrimination sexiste. Pour ces sept cas, Bosch est condamné à verser entre entre 5 500 et 10 000 euros de dommages et intérêts (selon les cas). Les 19 autres salariés ont été déboutés par les Prud'hommes.
Pour l'avocat des plaignants, Pierre Masanovic : “C'est la reconnaissance de situations de discriminations ethniques et sexistes dans l'entreprise. Dans un deuxième temps, le juge n'en tire pas des conséquences pour tous les salariés car certains sont incapables d'établir une inégalité de traitement personnel et d'autres se voient opposés le fait que l'entreprise dispose d'appréciation professionnelles qui expliquent leur parcours. Les salariés vont donc indépendamment de leur cas personnel être satisfait de la reconnaissance du principe. Pour la première fois en France, dans une même entreprise, six salariés bénéficient d'une décision pour discrimination raciale ou sexiste”.
Autre son de cloche chez Joseph Aguerra, avocat de Bosch : “nous sommes satisfaits de la décision. Le rejet de 19 demandes montre bien qu'il y a eu aucune démarche discriminatoire que ce soit. Les retards de carrière dans l'entreprise, ce sont des choses qui peuvent exister dans l'entreprise”.
Une première audience s'était déroulée le 4 décembre 2007 mais les juges prud'homaux n'avaient pu trancher. Un juge professionnel “départiteur” avait donc dû être nommé pour réexaminer l'affaire.
La nouvelle audience avait connu un rebondissement d'importance : “On a déposé trois transactions entre la direction du site et des ouvriers sur la discrimination raciale. Lesquels ouvriers avaient ensuite retiré leur plainte”, expliquait Mohamed Brahmi de la CGT Bosch (lui-même débouté par les prud'hommes). Ce syndicaliste (responsable cégétiste de la lutte contre les discrimination au niveau confédéral), est à l'origine d'une procédure identique contre Renault, condamné, le 2 avril, par la cour d'appel de Versailles pour “discrimination raciale”.
Les deux parties ont un mois pour faire appel.

(source lyon capitale)

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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /Juin /2008 15:59

 «Plusieurs de nos directeurs d'hôtel en France sont d'origine africaine ou maghrébine »


Dans une interview du 17 juin au magazine Challenges, Cathy Kopp, la directrice des ressources humaines du groupe Accor, « dément toute discrimination à l'embauche » suite aux résultats du testing à l'embauche réalisé par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et rendus publics début juin . Ces derniers épinglaient l'entreprise pour discrimination envers les candidats originaires d'Afrique.Elle critique la méthodologie utilisée et menace même de porter plainte contre la Halde dont elle fut membre de 2005 à 2007. 
Les résultats du testing à l’embauche rendus publics le 10 juin dernier par la Halde épinglaient trois entreprises dont Accor pour discrimination envers les candidats originaires d’Afrique. Selon les conclusions de la Halde, ces derniers auraient 22,7 % de chance de moins d’être convoqués à un entretien s’ils postulent au sein du groupe Accor.

Dans une interview du 17 juin accordée au site Internet du magazine Challenges, Cathy Kopp, la directrice des ressources humaines du groupe Accor, conteste vivement la méthodologie de testing utilisée par cette instance pour mesurer la discrimination à l’embauche.

Elle pointe du doigt la Halde : « Ce testing est pitoyable (…) Nous avons pointé beaucoup d’erreurs. Les CV intégrant l’âge était en tout petit nombre, les résultats ne pouvaient pas être significatifs. Certains CV mélangeaient l’âge et l’origine, ce qui fausse le résultat. Enfin sur les 277 CV envoyés à Accor, 11% comportaient des profils "anormaux": par exemple un chef de réception postulant pour un poste de plongeur… On n’a pas le droit de montrer du doigt une entreprise quand l’étude n’est pas faite sérieusement ».

Pour contester les résultats, la direction du groupe Accord a même fait faire une contre-expertise par le recours à un statisticien. La DRH explique sa démarche : « i[Nous sommes d’accord sur les modèles [statistiques, ndlr]. Mais en statistiques, quand vous entrez des données inexactes, vous sortez des données inexactes. Sur la totalité des 5620 CV envoyés aux vingt entreprises testées, la Halde en avait enlevé 929, ce qui correspond à un taux d’erreur minimum de 16,5 %. (…) Pour lui [le statisticien, ndlr], la marge d’erreur est trop grande, supérieure à 5%, pour tirer la moindre conclusion]i »


Charte de la diversité

D’après Cathy Kopp, « Nous avons calculé que sur les 80 postes, pour lesquels la Halde a envoyé des CV, 68 personnes ont été embauchées, dont 37 % présentent des noms à consonance africaine ou maghrébine (…) Plusieurs de nos directeurs d’hôtel en France sont d’origine africaine ou maghrébine. L’ascenseur social fonctionne énormément chez Accor ».

D’autre part, le groupe Accor a signé plusieurs engagements en matière de mixité : « Nous avons signé notre premier accord de lutte contre les discriminations en 1997. En 2004, Accor a signé la charte de la diversité (…). En 2006, en même temps que je négociais pour le Medef l’accord sur la diversité, j’en négociais un au sein du groupe. Il a été signé en 2007. Enfin, nous nous sommes engagés à embaucher 500 jeunes avec le plan Espoir banlieues de Fadela Amara (secrétaire d’Etat à la politique de la ville). 130 ont déjà été recrutés ».

Selon cette ancienne membre de la Halde de 2005 à 2007, « iLa lutte contre les discriminations individuelles est en progression. Mais la Halde doit faire attention à bien écouter les deux parties avant de déclencher un procès. Il peut y avoir un risque que l’entreprise ne soit pas suffisamment écoutée. J’aime beaucoup le principe d’échanger les idées des bonnes pratiques entre entreprises. Le plus savoureux c’est que nous faisons partager notre expérience en matière de testings, car Accor en réalise un par année ! En revanche, je conteste ce processus de "name and shame" (dénoncer et faire honte). Quand on souhaite le faire, il faut être irréprochable. Et je pense que ce n’est pas un procédé moderne, il nous ramène au moyen-âge, à l’âge du pilori. Il peut même faire reculer la cause de la lutte contre les discriminations. Cette opération décrédibilise la Halde ».

Estimant l’image de l’entreprise « atteinte sur la base de données inexactes », la directrice des ressources humaines d’Accor a déclaré « réfléchir à un recours juridique
».


(source saphir news.com)
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /Juin /2008 15:37

Rhône-Alpes. La condamnation pour discrimination d'un maire UMP d'Isère annulée en cassation

La Cour de cassation a annulé la condamnation pour discrimination prononcée en 2006 à l'encontre de Gérard Dezempte, maire UMP de la commune iséroise de Charvieu-Chavagneux, et demandé un nouvel examen du dossier, a-t-on appris le 18 juin 2008 auprès de la Cour.

Le 8 novembre 2006, la cour d'appel de Grenoble avait confirmé la décision de première instance et condamné Gérard Dezempte à 1.500 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité.
Dans un arrêt rendu le 17 juin, la chambre criminelle de la Cour de cassation a cassé cette décision et renvoyé l'affaire devant la cour d'appel de Lyon, qui devra rendre un nouvel arrêt.

Les faits remontent à l'an 2000, quand les Ghezzal, un couple de Français d'origine maghrébine, avaient souhaité acheter un pavillon à Charvieu-Chavagneux, une commune située à une vingtaine de kilomètres à l'est de Lyon, aux confins du Rhône et de l'Isère.
Après avoir signé un compromis de vente avec les propriétaires, les époux Ghezzal avaient reçu une lettre de la mairie les informant de son intention d'utiliser son droit de préemption pour transformer cette maison en local associatif. Mais quelques mois plus tard, ils apprenaient que la vente s'était concrétisée avec un autre acheteur, dont le nom sonnait plus français, sans que la mairie n'ait usé de son droit de préemption.

La cour d'appel de Grenoble avait condamné Gérard Dezempte à verser quelque 8.000 euros de dommages et intérêts au titre aux Ghezzal, ainsi que 1.500 euros chacun à SOS Racisme et au MRAP, parties civiles.

Le 18 juin, l'avocat de SOS Racisme, Me Jean-Philippe Duhamel, se disait "déçu" et "un peu choqué" de cette décision, car "le mobile du maire est indiscutable: il ne voulait pas trop d'étrangers dans sa commune".

Pour l'avocat, il est anormal que les Ghezzal aient été "privés, du fait d'un maire, du droit d'acquérir une maison, droit que la loi accorde au seul propriétaire".


( source la gazette)


( source

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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /Juin /2008 15:07
   
Marche des Fiertés 2008 : pour une école sans discrimination

L'Inter-LGBT se veut pragmatique en centrant cette année ses revendications sur la lutte contre l'homophobie à l'école pour la 7èeme Marche des Fiertés LGBT du 28 juin prochain.
   
L'Inter-LGBT tenait hier sa conférence de presse de présentation de la Marche des Fiertés annuelle qui se déroulera cette année le samedi 28 juin à Paris à 14 heures. Le thème choisi par les associations est l’éducation, et le mot d’ordre : " Pour une école sans AUCUNE discrimination ! ".

Foin des mots d'ordre qui n'ont aucune chance de connaître une issue favorable après les élections présidentielles et législatives qui ont conforté la droite au pouvoir. " Nicolas Sarkozy a clairement dit qu'il s'opposait au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels, mais il a laissé des ouvertures sur la question des discriminations ", a expliqué Alain Piriou, porte-parole de l'Interassociative. " Plutôt de de s'arc-bouter sur les questions où nous sommes en opposition avec la majorité, nous préférons ne pas perdre de temps et travailler " sur les thèmes qui peuvent faire consensus, a-t-il argumenté. L'Inter-LGBT se montre donc pragmatique en centrant ses revendications du moment sur l'education, et plus particulièrement la prévention et la lutte contre l'homophobie à l'école.

Ce thème est un chantier de longue haleine pour l'Inter-LGBT qui a tissé un partenariat patient et constructif avec la communauté éducative, les syndicats enseignants en particulier, depuis plusieurs années.
"Dans les affaires d'homophobie, une des caractéristiques est d'avoir des agresseurs souvent très jeunes de 20 ans ou moins. Quelque chose n'a pas été fait en matière de prévention des comportements discriminatoires", a souligné Alain Piriou. Deuxièmement, "les jeunes homosexuels se suicident 13 fois plus que les hétérosexuels et 32% des homosexuels de moins de 20 ans ont fait une tentative de suicide", a ajouté Philippe Castel, du principal syndicat enseignant, la FSU.

L'Inter-LGBT a souligné aussi son travail de concertation avec le ministère de l'Education sur la question dont découle notamment la récente circulaire de rentrée 2008 incitant à la prévention de l'homophobie. " Nous ne demandons pas de loi mais des actions de terrain ", a expliqué Alain Piriou.

La fédération LGBT entend rester vigilante afin que les engagements du ministère de l'Education n'en restent pas à la déclaration d'intention. L'Interassociative insiste sur la nécessité de formation des personnels enseignants et parascolaires ainsi que d'outils pédagogiques et d'interventions auprès des jeunes. Elle appelle à une information par voie d'affichage ou de diffusion de brochures à leur attention " dès la rentrée 2008 ". " Pour les collèges, tout reste à faire ", souligne l'Inter-LGBT, qui note que les autorités privilégie les lycées, " alors que la construction identitaire se fait au collège ".

Mais les incertitudes et les doutes ne se limitent pas à l'Education. L'Inter met en cause le " dilettantisme " du ministère de la Santé et de la Jeunesse où les annonces ne sont suivies d'aucune mesure effective, en particulier dans le cadre du Plan Santé Jeunes annoncé par Roslelyne Bachelot en février dernier.

La marche 2008 entend booster le travail entamé autant avec les syndicats que du côté gouvernemental et porter plus haut encore les revendications du mouvement gay pour une meilleur prise en compte de l'homophobie dans les collèges et lycées notamment, mais aussi à l'université.

Le sida ne sera pas absent des préoccupations de la marche homosexuelle; trois minutes de silence seront observées à 16 h 30 lors du défilé qui partira de Denfert-Rochereau à 14 heures pour se terminer place de la Bastille en toute fin d'après-midi.
( source e-lico.com)
 
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 18:02

bonbons piments 


Ingrédients (pour 6 personnes) :

- 500 g de pois du cap
- 1 cuillère à soupe de cumin
- 1 gros morceau de gingembre
- 1 bouquet de cotomili (coriandre)
- 1 botte d'oignons verts
- 10 petits piments verts
- 1/2 cuillère à café de curcuma
- sel huile


Préparation :

La veille : mettre les pois à tremper dans beaucoup d'eau.
Le lendemain : enlever les peaux (très facile).
Ecraser les pois au pilon ou à la moulinette (grille moyenne).
Piler ensemble cumin, gingembre, piment et sel. Facher finement oignons verts et cotomili.
Mélanger soigneusement le tout.
Faire de petites boulettes, les aplatir dans la paume de la main, appuyer le petit doigt au centre.
Faire chauffer beaucoup d'huile dans une poêle, y faire revenir les bonbons piments jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.

 

 

 

 

 

 
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 18:06
 

Leçon de vocabulaire à La Réunion

 

communiqué de presse Tjenbe Red n°TR08POL14 17/6/2008

Le 9 juin dernier, Roland Ramakistin, maire de la commune de Trois-Bassins sur l’île de la Réunion, annonçait qu’il entendait « nettoyer » à coups de « gaz lacrymogènes » la plage de la Souris- Chaude des « pédophiles » qui la « saliraient ».

La Souris-Chaude, à l’ouest de la Réunion, étant notoirement l’un des principaux lieux de rencontre homosexuels de l’île, Tjenbé Rèd avait regretté, le 13 juin, l’amalgame ainsi pratiqué entre la pédophilie (qui est un trouble mental) et l’homosexualité (qui est une orientation sexuelle).

Lundi 16 juin, Christophe Pomez, membre du groupe des élus Verts au conseil communautaire du Territoire de la Côte Ouest (communauté d’agglomération regroupant cinq communes de l’île de la Réunion dont Trois-Bassins), aurait selon nos informations profité d’une séance de ce conseil pour interpeller Monsieur Ramakistin en estimant que si la Souris-Chaude est un lieu « sujet à de l’insécurité croissante, que, par exemple, comme on veut le prétendre, des réseaux pédophiles - à ne pas confondre avec le fait d’être homosexuel - ou des trafics de drogues y opèrent, il faut effectivement intervenir très rapidement ! » - avant d’ajouter : « Mais il ne faudrait pas, qu’à l’instar des fameuses armes de destruction massives en Irak, on agite des peurs pour faire passer d’autres projets inavoués. Nous ne pouvons pas laisser se développer des politiques stigmatisantes sur notre territoire : un arrêté anti-homosexuel demain ? puis un arrêté antimendicité ou anti-pauvreté après-demain ??!! »

Tjenbé Rèd salue la position de Monsieur Pomez et appelle désormais chacune et chacun à la retenue et à la dignité sur ce sujet : nos compatriotes LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans) et leurs proches, leurs familles, n’ont pas besoin de polémique mais d’écoute, d’attention et de respect.

Ainsi, Tjenbé Rèd appelle de nouveau les éluEs réunionnaiSEs à soutenir le remarquable travail de prévention mené à la Réunion contre le sida et contre l’homophobie par les associations ARPS (Association réunionnaise pour la prévention du sida), RIVE (Réunion, Immunodéprimés, Vivre & Écouter) et Sid’aventure, ainsi que par l’association Gay-Union.

Pour la commission Citoyenneté de Tjenbé Rèd, Mouvement civique pour l’action & la réflexion sur les questions noires, métisses & LGBT en France ultramarine & hexagonale, le président, David Auerbach Chiffrin.

(la france gaie et lesbienne) 

 



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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 17:57
Le maire de Trois-Bassins confirme son homophobie
Article du 17/06/2008

Suite à ses propos homophobes, le maire divers-gauche de Trois-Bassins a été interpellé par un élu des Verts, Christophe Pomez, lors d'une réunion à la communauté de communes (TCO).

Prenant la parole au nom de son groupe politique, «indigné et choqué» par la violence verbale de Roland Ramakistin, Christophe Pomez a rappelé à l'assemblée que les propos homophobes «ne sont pas des opinions, mais des délits».

Roland Ramakistin a alors tenu à minimiser la portée de sa sortie verbale. «Ce que j'ai dit à la radio [NDLR: sur RFO, le 9 juin, propos repris par le Journal de l'île, le 11 juin] , je l'ai fait sous forme de boutade, mais à aucun moment je n'ai parlé de gazer les naturistes», a-t-il déclaré, faisant une différence entre les visiteurs de jour de la plage de la Souris-Chaude et ceux qui y passent la nuit pour y avoir des relations sexuelles.

L'élu avait pourtant affirmé qu'il entendait «nettoyer» les lieux à coups de «gaz lacrymogènes» des «pédophiles» qui la saliraient, propos dénoncés par Tjenbé Rèd et l'Association réunionnaise pour la prévention du sida (ARPS).

Roland Ramakistin a d'ailleurs enfoncé le clou, sous les applaudissements d'une partie des élus de gauche de l'assemblée du TCO. «Les pratiques indignes de la nature humaine, je ne les accepterai jamais sur mon territoire.» Des propos, une fois encore, repris sans distanciation par le Journal de l'île de la Réunion.
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